Les rues de Tananarive - E30
Rédigé par λβ / 19 juillet 2025
Les rues de Tananarive nous conduisent aujourd'hui à moto à travers le parcours contrasté d'Itaosy aux marais du Nord-Ouest.
Nous continuons de parcourir les rues et les quartiers d'Antananarivo, capitale de Madagascar. Un appart'hôtel en plein centre-ville, le Nofylou IV où je me trouve invité donne un aperçu des logements haut-de-gamme de moyen et long séjour offerts sur place. D'où nous partons un dimanche matin en direction d'Itaosy, vaste commune urbaine jouxtant la partie ouest de Tananarive.
Cette fois je traverse le pont sur l'Ikopa qui mène de l'autre côté. On pense qu'il s'agit d'un quartier très populaire de Tananarive quand il s'agit en réalité de la principale commune urbaine à l'ouest, la tentaculaire Itaosy. J'avais pris il y a quelques années un « raccourci » que je retrouve sur la carte, cette rue a un nom, celui de m. Rakoto Ratsimamanga, elle file vers le sud jusqu'à Ampitatafika, sur la RN1. Je pourrais tourner à gauche, ce qui me mènerait vers l'hôpital, des quartiers du nom d'Anjady ou Ambohimandroso. A droite d'Andranonahoatra, il y aurait Antsavasava et Andohatanjona... En fait c'est une commune également. Andranonahoatra où je retrouve quelques souvenirs. Itaosy Cité. Je demande à la personne qui me renseigne ici sur le chemin à suivre si elle connaît le tombeau du prince Rakoto, mais j'ai dû m'éloigner un peu trop du lieu.
Du bouillonnement dominical – le marché est installé sur toute la longueur de la rue, débordant amplement de son aire – on passe de la ville à la campagne en quelques minutes. Commune rurale d'Ambohidrapeto, puis Ambohimidasy. Je suis la direction de la colline d'Ambohitrimanjaka et la route pavée disparaît, se changeant en chemin de charrettes à zébu puis en digue de terre battue d'une quinzaine de mètres de large où sont bâties, comme un village de pêcheurs, de nombreuses maisons, sur des kilomètres. Des chemins impraticables par temps de pluie rendant les ornières boueuses et glissantes même pour les gens les parcourant à pieds. Un marais ou des rizières inondées, où les barques à fond plat des pêcheurs croisent de petits groupes de canard plus ou moins sauvages et bruyamment joyeux. On n'aperçoit plus la ville, dont le Rova dépassait encore tout à l'heure dans les courbes de la piste donnant encore une vue dégagées sur l'Est.
L'endroit doit être plus ancien, un haut escalier de pierre quitte la route où a débouché la digue et qui se poursuit en lacets gravissant les hauteurs de ce qui ressemble à une ancienne place forte érigée de maisons aux toits de tuile, les pignons plantés de pics en bois révélateur de leurs origines aisées d'antan. Une mince voie pavée rappelle un instant les rues piétonnes de certains centre-ville d'Europe. A la sortie de cette grosse bourgade se trouve l'unique pont sur l'Ikopa permettant de rejoindre la capitale, nous déposant en un bref survol de cette partie étroite du cours d'eau sur la N58A fraîchement bitumée jusqu'à Ambohidratrimo et Talatamaty. Une zone de marais et de fours à briques à perte de vue, de mares reflètant le ciel nuageux.
Quartiers et lieux traversés : Le Nofylou IV, Faravohitra, Itaosy, Andranonahaotra Itaosy, Ambohidrapeto, Itaosy Cité, Ambohimidasy, Fiombonana, Ankadimanga, les marais et rizières du Nord-Ouest, Ambohitrimanjaka, Mahitsy, l'Ikopa, la N58A.