Les Rues de Diégo - I à IV
Rédigé par λβ / 13 septembre 2026
En ville, tournant avec ma caméra dans le quadrillage, suivant les méandres de certains chemins de terre.
I. On cherche la route de l'ancien camp militaire ! Anse Melville, centre-ville, campus universitaire d'Antsiranana, ancien camp militaire Lazaret Nord, mer d'Emereaude.
II. On débouche sur la côte ouest et un petit port de pêche. RN6, Tanambao V, 1er arrondissement, dépôt d'hydrocarbures, fokontany de Mangarivotra, côte ouest, petit port de pêche, centre-ville.
III. On tournicote dans les alentours du marché et des petites rues sympas. Marché, centre-ville, place de l'Hôtel de ville, Avenue Colbert, port, Hôtel de la Poste, petites rues tranquilles, collège français, cathédrale.
IV. Direction la plage de Ramena. Route de Ramena, Baie de Diego-Suarez, cimetière, Pain de Sucre, Montagne des Français, Ankorikahely, Ramena.
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Il y a une sorte de course cycliste en ville ce matin, au moment où je sors prendre mon petit-déjeuner. Les coureurs sont rares. L'avenue Colbert est libre, quelques tuk-tuk s'y sont glissé, ignorant l'interdiction. Inutile ou impuissant, un policier sur son petit scooter les pourchasse en leur brayant dessus. C'est le point de repère des Blancs ici : je ne vois que des vazahas parmi lesquels je suis l'un des plus jeunes.
Demain pour fêter les soixante-six ans de l'indépendance de Madagascar. J'étais hier en ville, tournant avec ma caméra dans le quadrillage, suivant les méandres de certains chemins de terre d'est en ouest, au bord de la mer bleue. Jusqu'au port de conteneurs à la pointe septentrionale d'Antsiranana. J'oubliai de demander son prénom au jeune gars qui s'était proposé de me guider sur une partie du chemin, nous faisant traverser le campus de l'université, dans une moindre mesure car de taille plus réduite, assez semblablement vétuste ou en ruine qu'Ankatso à Tananarive. On y lave le linge et on y vit tout simplement à l'intérieur de bâtiments à la destination originelle est peut-être oubliée. Des zébus y paissent, le tout au milieu des étudiants bien réels qui viennent suivre leurs cours, on suppose le plus normalement du monde.